De mon premier marathon à mon premier 62 km : ma progression en trail – P2

Sur cette deuxième partie de mes débuts en course à pied et en trail, je vais vous parler de la seconde partie de l’année 2025 articulée autour de 2 objectifs. Mon premier format long en trail, puis un trail format semi marathon de nuit.

Je vous invite à lire la première partie si ce n’est pas déjà fait pour mieux comprendre la suite 😊 :

De 125 kg à mon premier trail : comment j’ai commencé la course à pied – P1

Mon premier trail format long

Après mon premier marathon, j’avais encore envie d’augmenter la distance.

J’avais tout d’abord pensé à l’Infernal Trail des Vosges sur le format 70 km qui se déroule mi-septembre. Mais je m’y étais pris trop tard et il n’y avait plus de dossard disponible. Avec un peu de recul, je pense que ça aurait finalement été une erreur. Je n’aurais probablement pas été prêt pour le ratio distance/dénivelé de cette course.

Je me suis finalement tourné vers le TCO : le Trail de la Côte d’Opale sur le format 62 km.

Étant originaire du Pas-de-Calais et même de Calais, ce trail était particulièrement spécial pour moi puisqu’il se déroulait à la maison. C’était l’occasion de partager cette course avec des amis et ma famille et je trouvais ça top !

Le parcours était également intéressant pour mon objectif. Le TCO est considéré comme un trail très roulant avec seulement environ 900 m de D+ sur 62 km. Cela me permettait donc d’augmenter la distance et le volume d’entraînement sans faire exploser le dénivelé.

J’ai encore une fois effectué ma préparation avec l’application Campus Coach. J’ai commencé mon entraînement en avril 2025. Cela me laissait donc une nouvelle fois un temps confortable pour augmenter progressivement le volume et arriver prêt le jour J, le 14 septembre.

Au total, j’ai eu environ 22 semaines de préparation. Cela représentait 109 heures de course à pied et de trail : 87 heures en trail et 22 heures sur route. J’ai également cumulé environ 18 000 m de D+.

J’avais aussi intégré un peu de vélo avec environ 15 heures sur la période ainsi que de la muscu/renfo avec environ 18 heures. Cela représentait donc en moyenne un peu moins d’une heure par semaine.

Cette fois-ci, j’ai donc davantage misé sur le volume en trail et beaucoup moins sur la course sur route qui était moins spécifique à mon objectif. Même si le TCO est un trail roulant, je voulais quand même être le plus spécifique possible dans ma préparation.

Une reconnaissance du parcours en conditions réelles

J’ai eu la chance en août 2025 de réaliser un week-end choc 5 à 6 semaines avant la course directement sur le parcours du TCO. J’ai donc pu reconnaître presque l’intégralité du parcours sur deux jours => c’est un vrai avantage ! 😉

Le premier jour, je suis parti du départ à Wimereux pour rejoindre le Cap Blanc-Nez qui se situe environ à mi-parcours. Je devais réaliser trois blocs au tempo sur la sortie. J’ai donc réalisé 29 km et 326 m de D+ en un peu moins de 3 heures.

Cap Blanc-Nez

Le deuxième jour, je suis parti du Cap Blanc-Nez pour rejoindre les dunes de la Slack, juste avant Wimereux et l’arrivée de la course. Cette fois-ci, pas d’intensité. L’idée était simplement de rester sur une allure confortable.
Cette deuxième sortie représentait 35 km et 607 m de D+ en 3h45. Pour mon niveau à l’époque, ça représentait déjà un beau volume sur deux jours.

Cette reconnaissance m’a aussi permis de mieux comprendre les difficultés du tracé. Sur le papier, le TCO ne présente pas de difficulté particulière. Il faut cependant faire attention à l’enchaînement de plusieurs descentes roulantes sur bitume autour du km 35. Elles peuvent faire assez mal musculairement le jour J.

La fin du parcours m’inquiète également un peu plus. Les Dunes de la Slack rendent l’avancée assez difficile musculairement. Sur le papier, c’est une portion qui paraît facile. Mais après plus de 50 km de course et avec la fatigue accumulée, elle peut rapidement devenir beaucoup plus compliquée.

Les Dunes de la Slack – Côte d’Opale

J’ai également pu tester ma stratégie nutritionnelle, que j’avais travaillé pendant toutes ces semaines de préparation. L’objectif était d’avoir une flasque de boisson d’effort par heure, dosée à environ 40 g de glucides ainsi qu’un gel apportant 30 g de glucides.
Cela me permettait donc d’atteindre environ 70 g de glucides par heure, ce qui me semblait être un apport confortable et plutôt safe pour la course. Je n’avais eu aucun trouble digestif pendant ce week-end choc avec cette stratégie, donc j’étais plutôt confiant et je me suis donné un objectif entre 6h15 et 6h25.

Trail de la Côte d’Opale format 62km

Le départ est donné à 6h du matin. Le soleil n’est pas encore levé et la température est fraîche. Ca part assez vite ! J’essaye de me placer pour éviter les bouchons du début de course sans pour autant suivre les premières lignes qui sont sous les 4:00 min/km. Je me mets sur une allure de croisière entre 4:15 et 4:30 min/km sur les 500 premiers mètres pour ne pas exploser le cardio et les jambes dès le début. Le rythme finit rapidement par se calmer et je peux enfin me mettre dans ma course.

Jusqu’au km 25 (avec 10-15km de sable mouillé), où arrivent les premières montées avec notamment le Cap Blanc-Nez, mon allure varie entre 5:20 et 5:45 min/km. C’est l’allure que j’avais travaillée à l’entraînement pour cette course. Tout se passe bien, les jambes sont bonnes et mon système digestif ne montre aucun signe de problème. Par conséquent l’énergie est bonne.

Les premières montées se passent bien. Même si je fais attention dans les descentes sur bitume, il s’avère que je vais trop vite !! Je ne m’en rends pas compte sur le moment et je me détruis rapidement les jambes. Je n’avais pas assez travaillé ça à l’entraînement. J’ai vite appris que ce n’est pas forcément en montée qu’on se détruit les jambes, mais bien en descente.

Je passe le marathon avec la plupart du dénivelé de la course en 4h06, ce qui est pile dans le timing pour tenir les 6h15. Mais les jambes sont déjà beaucoup trop entamées. Malgré une bonne énergie, je commence à avoir des difficultés à maintenir l’allure. Les portions dans le sable deviennent un cauchemar et, vers le km 50, mon allure diminue fortement. Je m’accroche et je continue comme je peux, mais je commence à perdre beaucoup de temps sur mon objectif.

J’arrive à atteindre les Dunes de la Slack et mes jambes lâchent complètement. Je suis forcé d’alterner marche et course lente dans le sable. Mais encore une fois, je reste concentré et je serre les dents. Je vois sur ma montre qu’un sub 7h est encore possible. J’ai tout de même perdu presque 30 à 40 minutes en l’espace de 20 km, ce qui est énorme ! 😳

Je décide alors de tout donner, de prendre le plus d’énergie possible et de finir « fort », en courant au maximum de ce que je peux. J’arrive finalement à passer la ligne d’arrivée en 6h56. 💪

Je suis à la fois content et mécontent de ce résultat. Content d’avoir terminé mon premier trail long, d’avoir eu de l’énergie tout au long de la course et d’avoir partagé ça avec un ami qui faisait mon assistance ainsi qu’avec ma famille à l’arrivée. Mais je suis aussi déçu de ne pas avoir atteint mon objectif, qui était pourtant à portée de main.

Je retiens également quelque chose : le parcours.

J’ai terminé mon premier trail long après seulement 1 an de course à pied et après ne pas avoir fait de sport pendant plus de 10 ans, et ça c’est la vraie victoire. 🎉🎉

Je vous partage quelques photos de la course ☺️ :

TCO – Trail de la Côte d'Opale 62 km 2025

La dernière étape de l’année

Pour bien terminer cette première année, je décide de m’inscrire fin octobre à une course réputée localement, près de Metz : le Graoully by Night, sur le format 21 km et 800 m de D+ (en réalité 23 km, car le début de course n’était pas correctement tracé sur le GPX de la course).

J’y vais sans véritable préparation après mon trail long, avec simplement l’envie de donner le meilleur de moi-même et de prendre du plaisir sur des chemins que je connais très bien.

L’objectif que je me suis fixé est 2h15, ce qui me semble atteignable, tout en restant suffisamment challengeant.

Je garde un très bon souvenir de cette course, qui est même devenue une course référence pour moi. Pourquoi ? Parce qu’elle s’est super bien passée. Je n’ai eu aucun trouble digestif, aucun problème musculaire et j’ai donc pu vraiment pousser la machine. Résultat : je termine en 2h14, à la 32e place sur environ 500 coureurs. 💪🎈

Tout au long de la course, mon discours interne était fort et clair : je voulais réussir, et mon corps m’a donné la possibilité de le faire.

J’ai tout de même un petit regret sur cette course : avoir temporisé sur certaines portions par peur de voir mes jambes lâcher. J’ai notamment perdu un peu de temps dans certaines montées où il y avait du monde. À la fin de la course, je me sentais pourtant très bien, avec encore de l’énergie et de bonnes jambes. J’aurais donc probablement pu pousser encore plus fort, je ne connaissais pas encore bien mon corps, ce qui est logique après seulement un peu plus d’un an de pratique.

Cette course m’a rassuré sur mes capacités et m’a encore plus motivé pour la suite.

Trail de la Chauve Souris – Graoully by night 2025

J’espère que cette deuxième partie sur mes débuts en course à pied et en trail vous aura plu ! 🏃

Ne restez pas trop loin, la suite arrivera bientôt avec ma saison 2026. Cette fois-ci, l’article sera beaucoup plus précis sur la physiologie de l’entraînement, les données de ma préparation, l’évolution de ma charge d’entraînement et bien d’autres choses. 🙂

À bientôt !

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